Titre : | Philip Guston : peintures 1947-1979 ; [exposition, Paris, Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, 13 septembre-4 décembre 2000 | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Didier Ottinger, Directeur de publication, rédacteur en chef ; Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, Auteur | Editeur : | Paris : Centre Pompidou | Année de publication : | 2000 | Importance : | 95 p. | Présentation : | ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. | Format : | 30 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 2-84426-072-1 | Prix : | Prix : 140 F : 21,35 EUR | Note générale : | Bibliogr. p. 87-92 | Langues : | Français (fre) | Mots-clés : | action painting | Index. décimale : | MON Monographie | Résumé : | Philip Guston a marqué l'histoire de l'art moderne par le scandale provoqué lors de son exposition de 1970, résumé en une formule assassine par un critique du New York Times : "Un mandarin joue les idiots".
Sur le tard, un des fondateurs de l'expressionnisme abstrait se convertissait à une forme de figuration triviale, pleine d'ironie et de sarcasme. Le présent ouvrage, qui s'attache à une période allant des premières peintures abstraites aux dernières, figuratives, présente un aspect de l'œuvre du peintre plus nuancé que cette image d'Epinal, forgée par un formalisme d'arrière-garde. Les traductions des écrits de l'artiste, celles des conférences datant des années cinquante jusqu'en 1978, explicitent l'évolution d'une peinture qui, indépendamment de sa forme, abstraite ou figurative, reste fondamentalement fidèle aux leçons d'un existentialisme nourri des lectures des écrivains de l'absurde, de celles des philosophes français d'après-guerre.
Le critique Harold Rosenberg fut le premier à définir cette " Action Painting " pour laquelle "le peintre n'abordait plus son chevalet avec une image en tête, mais y venait, tenant en main les outils réels, matériels, qui allaient servir à modifier cette autre réalité placée devant lui". L'image serait le fruit de cette rencontre. Jusque dans ses dernières images, Philip Guston est resté fidèle à ce programme d'un art ouvert aux plus inattendues des épiphanies." Dans le récit qu'il fait de sa rencontre avec Guston, à la fin des années soixante, l'écrivain Philip Roth évoque ce moment crucial du passage à la figuration qui valut au peintre incompréhension et mépris.
Lors de l'inauguration de l'exposition de 1970, au milieu d'un silence pesant, Willem de Kooning exprimait sur cette évolution un avis qui vaut d'être définitif : "Sais-tu, Philip, quel est le véritable sujet de ta peinture ? " C'est la liberté !" |
Philip Guston : peintures 1947-1979 ; [exposition, Paris, Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, 13 septembre-4 décembre 2000 [texte imprimé] / Didier Ottinger, Directeur de publication, rédacteur en chef ; Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, Auteur . - Paris : Centre Pompidou, 2000 . - 95 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm. ISBN : 2-84426-072-1 : Prix : 140 F : 21,35 EUR Bibliogr. p. 87-92 Langues : Français ( fre) Mots-clés : | action painting | Index. décimale : | MON Monographie | Résumé : | Philip Guston a marqué l'histoire de l'art moderne par le scandale provoqué lors de son exposition de 1970, résumé en une formule assassine par un critique du New York Times : "Un mandarin joue les idiots".
Sur le tard, un des fondateurs de l'expressionnisme abstrait se convertissait à une forme de figuration triviale, pleine d'ironie et de sarcasme. Le présent ouvrage, qui s'attache à une période allant des premières peintures abstraites aux dernières, figuratives, présente un aspect de l'œuvre du peintre plus nuancé que cette image d'Epinal, forgée par un formalisme d'arrière-garde. Les traductions des écrits de l'artiste, celles des conférences datant des années cinquante jusqu'en 1978, explicitent l'évolution d'une peinture qui, indépendamment de sa forme, abstraite ou figurative, reste fondamentalement fidèle aux leçons d'un existentialisme nourri des lectures des écrivains de l'absurde, de celles des philosophes français d'après-guerre.
Le critique Harold Rosenberg fut le premier à définir cette " Action Painting " pour laquelle "le peintre n'abordait plus son chevalet avec une image en tête, mais y venait, tenant en main les outils réels, matériels, qui allaient servir à modifier cette autre réalité placée devant lui". L'image serait le fruit de cette rencontre. Jusque dans ses dernières images, Philip Guston est resté fidèle à ce programme d'un art ouvert aux plus inattendues des épiphanies." Dans le récit qu'il fait de sa rencontre avec Guston, à la fin des années soixante, l'écrivain Philip Roth évoque ce moment crucial du passage à la figuration qui valut au peintre incompréhension et mépris.
Lors de l'inauguration de l'exposition de 1970, au milieu d'un silence pesant, Willem de Kooning exprimait sur cette évolution un avis qui vaut d'être définitif : "Sais-tu, Philip, quel est le véritable sujet de ta peinture ? " C'est la liberté !" |
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