Titre : | Trouble : numéro 6 | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Claire Jacquet, Directeur de publication, rédacteur en chef | Editeur : | Paris [France] : "Trouble - la revue" | Année de publication : | 2006 | Importance : | 1 vol. (205 p.) | Format : | 21 cm | Prix : | 10 EUR | Note générale : | Trouble est une revue créée en 2002 par Boris Achour, Claire Jacquet, François Piron et Émilie Renard, rejoint en 2005 par Guillaume Désanges. Depuis 2006, le comité de rédaction est composé de Boris Achour, Guillaume Désanges et Émilie Renard. | Langues : | Français (fre) Anglais (eng) Langues originales : Français (fre) | Mots-clés : | entretiens d'artistes conversation fiction célébration procession | Index. décimale : | ECRA Ecrits d'artistes | Résumé : | Alors que de nombreux essais sur l'art contemporain remettent aujourd'hui en cause le désenchantement postmoderniste, en le considérant comme la conséquence d'une erreur de lecture du modernisme, ce constat s'accompagne d'un intérêt renouvelé pour certains enjeux des avant-gardes historiques, dont les pratiques célébratives et communautaires accompagnaient l'idéal politique. Au même moment, plusieurs œuvres récentes jouent, rejouent ou génèrent un rapport au spectateur sous la forme de la célébration. Celle de Francis Alÿs, The Modern Procession (2002), prit la forme d'un défilé dans les rues de New York où des copies et des reconstitutions vivantes d'œuvres canoniques étaient portées en triomphe comme des trophées. Celle de Pierre Huyghe, Streamside Day (2003), est une journée de célébration inscrite au calendrier d'une ville nouvelle de l'état de New York. Ces deux œuvres impliquent une communauté : la communauté artistique dans les rues de New York et celle, nouvellement constituée, d'une ville en construction. Si la première reprend des formes de procession religieuse, la seconde planifie un cycle d'événements qui tente d'initier une nouvelle coutume. On pourrait ajouter à cette liste les Monuments ainsi que le Musée Précaire Albinet de Thomas Hirschhorn, qui en 2004, déplaça du Centre Pompidou vers un bâtiment précaire de la banlieue parisienne un choix d'œuvres issues des avant-gardes pour en éprouver leur validité et leur capacité à activer une énergie au sein d'une communauté locale rassemblée autour de ce projet.
La définition primordiale de l'art moderne (jusqu'à aujourd'hui) tient dans le terme de critique, au sens d'une constante analyse transgressive des acquis du passé, mais la réalité de l'inscription de l'art dans la culture au XXe siècle tend de plus en plus à faire passer ce maître-mot de critique pour un paravent bien mince entre l'art et la réalité des pratiques industrielles de la culture visuelle.
Il s'agira pour Trouble, d'analyser des relations a priori antinomiques entre pratiques critiques et célébratives en essayant de dépasser un clivage idéologique qui associerait la critique au progressisme actif et la célébration à un culte passéiste et réactionnaire. À l'inverse, si on place la "critique" du côté du commentaire et la célébration du côté de l'action, on peut envisager le stade critique de l'art comme la réplique de l'existant ou sa répétition et la célébration comme un instrument de transformation du réel tout en en faisant partie. Il s'agira alors de reconsidérer une fonction célébrative de l'art, en tentant d'imaginer, entre ces deux activités de la critique et de la célébration, une opposition, non pas tant idéologique, mais téléologique. Ainsi, en évoquant l'idée de la célébration comme dépassement du stade critique et en la considérant en termes d'efficacité, on vise une possible puissance d'action et de sensation de l'art similaire à celle suscitée sur les foules par la culture du divertissement et à son pouvoir à constituer des communautés. | Note de contenu : | Éditorial : CÉLEBRATION
Jeff Koons et David Sylvester : Jeff Koons interviewé, New York City, Février 6, 2000. 06
Juan Luis Moraza : Ornement et loi 22
Pierre Huyghe. Un entretien réalisé par Boris Achour et Emilie Renard. Entretien 42
Ben Kinmont : Pour une définition de et une réflexion éthique sur le project art 58
Sébastien Pluot : Mind control(ed) 66
Claire Jacquet : Immanence, scoutisme, satanisme et transcendance : 1° épisode. 98
Guillaume Désanges et Tom Marioni : Tom et moi (Exchanging emails with a stranger is the highest form of art criticism). 116
Yann Chateignié : One More Time 138
John Armleder, Mai-Thu Perret et Emilie Renard, Entretien. À l’ombre de Jeanne d’Arc. 172
Xavier Boussiron, Stéphane Corréard et Arnaud Labelle-Rojoux : ON RÔFAIT L’EXPOOOO !!!! 190 |
Trouble : numéro 6 [texte imprimé] / Claire Jacquet, Directeur de publication, rédacteur en chef . - Paris (36, rue de l'Ourcq, 75019, France) : "Trouble - la revue", 2006 . - 1 vol. (205 p.) ; 21 cm. 10 EUR Trouble est une revue créée en 2002 par Boris Achour, Claire Jacquet, François Piron et Émilie Renard, rejoint en 2005 par Guillaume Désanges. Depuis 2006, le comité de rédaction est composé de Boris Achour, Guillaume Désanges et Émilie Renard. Langues : Français ( fre) Anglais ( eng) Langues originales : Français ( fre) Mots-clés : | entretiens d'artistes conversation fiction célébration procession | Index. décimale : | ECRA Ecrits d'artistes | Résumé : | Alors que de nombreux essais sur l'art contemporain remettent aujourd'hui en cause le désenchantement postmoderniste, en le considérant comme la conséquence d'une erreur de lecture du modernisme, ce constat s'accompagne d'un intérêt renouvelé pour certains enjeux des avant-gardes historiques, dont les pratiques célébratives et communautaires accompagnaient l'idéal politique. Au même moment, plusieurs œuvres récentes jouent, rejouent ou génèrent un rapport au spectateur sous la forme de la célébration. Celle de Francis Alÿs, The Modern Procession (2002), prit la forme d'un défilé dans les rues de New York où des copies et des reconstitutions vivantes d'œuvres canoniques étaient portées en triomphe comme des trophées. Celle de Pierre Huyghe, Streamside Day (2003), est une journée de célébration inscrite au calendrier d'une ville nouvelle de l'état de New York. Ces deux œuvres impliquent une communauté : la communauté artistique dans les rues de New York et celle, nouvellement constituée, d'une ville en construction. Si la première reprend des formes de procession religieuse, la seconde planifie un cycle d'événements qui tente d'initier une nouvelle coutume. On pourrait ajouter à cette liste les Monuments ainsi que le Musée Précaire Albinet de Thomas Hirschhorn, qui en 2004, déplaça du Centre Pompidou vers un bâtiment précaire de la banlieue parisienne un choix d'œuvres issues des avant-gardes pour en éprouver leur validité et leur capacité à activer une énergie au sein d'une communauté locale rassemblée autour de ce projet.
La définition primordiale de l'art moderne (jusqu'à aujourd'hui) tient dans le terme de critique, au sens d'une constante analyse transgressive des acquis du passé, mais la réalité de l'inscription de l'art dans la culture au XXe siècle tend de plus en plus à faire passer ce maître-mot de critique pour un paravent bien mince entre l'art et la réalité des pratiques industrielles de la culture visuelle.
Il s'agira pour Trouble, d'analyser des relations a priori antinomiques entre pratiques critiques et célébratives en essayant de dépasser un clivage idéologique qui associerait la critique au progressisme actif et la célébration à un culte passéiste et réactionnaire. À l'inverse, si on place la "critique" du côté du commentaire et la célébration du côté de l'action, on peut envisager le stade critique de l'art comme la réplique de l'existant ou sa répétition et la célébration comme un instrument de transformation du réel tout en en faisant partie. Il s'agira alors de reconsidérer une fonction célébrative de l'art, en tentant d'imaginer, entre ces deux activités de la critique et de la célébration, une opposition, non pas tant idéologique, mais téléologique. Ainsi, en évoquant l'idée de la célébration comme dépassement du stade critique et en la considérant en termes d'efficacité, on vise une possible puissance d'action et de sensation de l'art similaire à celle suscitée sur les foules par la culture du divertissement et à son pouvoir à constituer des communautés. | Note de contenu : | Éditorial : CÉLEBRATION
Jeff Koons et David Sylvester : Jeff Koons interviewé, New York City, Février 6, 2000. 06
Juan Luis Moraza : Ornement et loi 22
Pierre Huyghe. Un entretien réalisé par Boris Achour et Emilie Renard. Entretien 42
Ben Kinmont : Pour une définition de et une réflexion éthique sur le project art 58
Sébastien Pluot : Mind control(ed) 66
Claire Jacquet : Immanence, scoutisme, satanisme et transcendance : 1° épisode. 98
Guillaume Désanges et Tom Marioni : Tom et moi (Exchanging emails with a stranger is the highest form of art criticism). 116
Yann Chateignié : One More Time 138
John Armleder, Mai-Thu Perret et Emilie Renard, Entretien. À l’ombre de Jeanne d’Arc. 172
Xavier Boussiron, Stéphane Corréard et Arnaud Labelle-Rojoux : ON RÔFAIT L’EXPOOOO !!!! 190 |
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