Titre : | Traité de bave et d'éternité | Type de document : | document projeté ou vidéo | Auteurs : | Isidore Isou, Auteur | Editeur : | Re:Voir Vidéo | Année de publication : | 2008 | Importance : | 120' | Présentation : | NB | Accompagnement : | livret | ISBN/ISSN/EAN : | 3493551100737 | Prix : | 42,00 € | Note générale : | France, 1951
Acteur(s) : Marcel Achard/ Jean-Louis Barrault/ Blaise Cendrars
Compositeur : Daniel Garrigue
| Langues : | Français (fre) | Index. décimale : | DVD | Résumé : | “En 1950, je travaillais à mon essai sur le théâtre ciselant. Idée après idée m’est venue celle de rayer l’image du cinéma par la ciselure. En même temps, j’ai pensé ne pas mettre la voix en accord avec l’image pour créer l’effet discrépant. Quand j’emploie discrépant, cela veut dire plutôt rupture, brisure. J’ai d’abord écrit le texte du film. Grâce à un ami de Marc’O qui nous a prêté une caméra 16 mm, nous avons pu tourner tous les passages avec les vedettes de cinéma, Barrault, Salacrou, Cocteau. Cocteau m’aimait bien car il voulait être en bons termes avec l’avant-garde, ce que je représentais un peu pour lui. A la projection, j’étais atterré car on ne comprenait rien ni à l’image ni aux textes. Cela provenait du fait que les mots interrompaient les images et les images coupaient le texte. Il fallait donc une respiration. J’ai vite compris qu’à chaque fragment de phrase doit correspondre une image différente, dans le cas de changements de vues ; la rupture de l’image ne doit pas avoir lieu n’importe où dans une phrase mais au moment d’un souffle et vice-versa.”
Interview de Jean Isidore ISOU par Frédérique DEVAUX. |
Traité de bave et d'éternité [document projeté ou vidéo] / Isidore Isou, Auteur . - [S.l.] : Re:Voir Vidéo, 2008 . - 120' : NB + livret. ISSN : 3493551100737 : 42,00 € France, 1951
Acteur(s) : Marcel Achard/ Jean-Louis Barrault/ Blaise Cendrars
Compositeur : Daniel Garrigue
Langues : Français ( fre) Index. décimale : | DVD | Résumé : | “En 1950, je travaillais à mon essai sur le théâtre ciselant. Idée après idée m’est venue celle de rayer l’image du cinéma par la ciselure. En même temps, j’ai pensé ne pas mettre la voix en accord avec l’image pour créer l’effet discrépant. Quand j’emploie discrépant, cela veut dire plutôt rupture, brisure. J’ai d’abord écrit le texte du film. Grâce à un ami de Marc’O qui nous a prêté une caméra 16 mm, nous avons pu tourner tous les passages avec les vedettes de cinéma, Barrault, Salacrou, Cocteau. Cocteau m’aimait bien car il voulait être en bons termes avec l’avant-garde, ce que je représentais un peu pour lui. A la projection, j’étais atterré car on ne comprenait rien ni à l’image ni aux textes. Cela provenait du fait que les mots interrompaient les images et les images coupaient le texte. Il fallait donc une respiration. J’ai vite compris qu’à chaque fragment de phrase doit correspondre une image différente, dans le cas de changements de vues ; la rupture de l’image ne doit pas avoir lieu n’importe où dans une phrase mais au moment d’un souffle et vice-versa.”
Interview de Jean Isidore ISOU par Frédérique DEVAUX. |
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